La territorialisation du Jazz // La dualité entre la Storyville et Chicago

Comment le jazz s’est inscrit sur le territoire Américain? Quels liens entretient il avec les autres continents? Comment a t il pu confronter et assembler différentes cultures entre elles? Comment ce phénomène social s’exprime à travers la ville ? Quels en sont ses différentes typologies? Image    

Cartographie réaliste de la Storyville /Cartographie imagée des divertissements présents au sein de la Storyville 1. STORYVILLE UN QUARTIER PRÉDÉFINI A sa naissance, le Jazz est réduit à s’exprimer au sein d’un quartier dédié aux « divertissements » . Néanmoins on perçoit une certaine  mobilité et un dynamisme évolutif à travers sa capacité à s’installer n’importe où et n’importe quand au sein de ce même quartier : maison close, salon de coiffure, rue … En 1897 La Nouvelle Orléans tant à devenir un port trés actif, il y avait une demande de plus en plus importante de plaisirs et de divertissements. Un Magistrat s’appelant STORY décida de réserver un quartier entier cette de demande qu’il appela Storyville. Ce quartier deviendra le lieu de perdition par excellence : «gambling» (jeu), alcool, drogue, il y avait des bordels, des bars, des dancings. Les musiciens venaient  jouer de la musique dans les maisons closes, pour accompagner les clients dans leurs danses avec les prostitués, danses très lascives et sensuelles appelés les «drags» (A voir le Film «la Couleur Pourpre» : séquence de drags et la chorégraphie de Donald Mc KAYLE «District Storyville»; « qui montre la vie de tous les jours dans ce quartier et notamment les Drags dans les bordels). Ce qui explique aussi pourquoi quand les noirs font des ballets caractère jazz souvent les thématiques sont soit l’histoire des esclaves soit la vie dans les bordels ou les quartiers malfamés, car cela représentait finalement leur vie de tous les jours. 2. CHICAGO, L’APOGÉE D’UNE MUSIQUE AUX RACINES CULTURELLES MIXTES Une des principales raisons de la venue de nombreux musiciens noirs au début des années 1920 à Chicago a été la fermeture par décret de Storyville, Chicago devient le terrain d’expérimentations et de rencontres entres les différentes cultures dont le jazz est issus ( africaines, européenne …). On ressent d’autant plus cette capacité d’improvisation ( adaptation tout terrain) à travers la formation d’un nouveau langage la dixieland . Le son du dixieland se caractérise par un soliste jouant le thème, ou sa paraphrase ou une variation, tandis que le reste de la « première ligne » improvise autour de cette mélodie. Le son est plus polyphonique que les arrangements très stricts de big band ou que les expositions de thème à l’unisson du bebop. L’essor du Jazz à Chicago a fortement contribué  à dynamiser la ville en créant des espaces et des lieux spécialement dédié à l’expression de cette nouvelle culture. La discothèque du Friar’s  était à l’époque l’un des principaux lieux de rendez-vous pour les amateurs de jazz. Certains élèves de la classe moyenne blanche, qui a entendu le style New Orleans Jazz dans les quartiers sud de Chicago ont commencé à copier le modèle noir, où ils ont développé leur propre style. Le saxophone est devenu très important, surtout en tant qu’instrument soliste. Il se crée un  festival de jazz annuel de Chicago (Chicago Jazz Festival/ scène locale qui existe encore aujourd’hui ).Néanmoins le plus souvent , les réunions se produisaient au Aragon Ballroom, une salle de bal populaire située dans le quartier de Uptown. Si la musique Jazz a permis de créer de nouveaux lieux d’expression au seine la ville , la qualité  et le prestige de ces lieux qui ont évolué depuis Storyville ont permis de remettre en question des clivages sociaux. Après 1917, la musique Noire de la Nouvelle-Orléans évolue, notamment grâce à l’émigration qui survint vers les villes du Nord.Ainsi le « cake walk » (un extrait ci-contre) était une caricature des danses maniérées des Blancs. Le « cake walk » -danse du gâteau-, particulièrement populaire dans la seconde moitié du XXème siècle,  fut aussi la source du ragtime, à l’origine du jazz. En effet, le ragtime éclos durant ces réceptions, du fait que les Noirs eurent de plus en plus accès aux pianos de leurs salons.

Pour conclure, le contraste des différents lieux dans lesquels le jazz trouve sa place donne naissance prouve cette capacité musical de réappropriation et de renouvellement artistique continu . Le monologue théâtrale  Novecento-Pianniste  écrit par Allesandro Barrico raconte cette capacité du jazz à s’exporter au delà des frontières et dans n’importe quel situation. Le jazz devient expression de soi , il n’est plus représentatif d’une seule culture que d’un seul milieu mais de plusieurs cultures au sein de diverses milieux.

Image   Cartographie de « La route du Jazz  » De Storyville à Chicago

Léa Ganteil -Emma Bruneau -Fanny Ben gui gui

 

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