THE WHOLE EARTH CATALOG

Whole Earth Catalog

 

The whole earth catalog est certainement le plus réputé des magazines de contre culture. Publié entre 1968 et 1972. Son créateur est Stewart Brand, diplômé de Standford, est un homme qui voulait en 1966 voir une photo de la terre entière en demandant une publication de celle ci pour la première fois. La vision de The whole earth lui « « donna un sens au fait que la Terre est une île, entourée par un grand espace inhospitalier. Et c’est tellement graphique, cette petite icône bleue, blanche, verte et brune semblable à un bijou parmi un vide noir et monotone ». Il pensait que cette image pouvait être un puissant symbole, évoquant chez les gens un sentiment de destin partagé et de stratégie adaptative.

Stewart Brand

Le catalogue vit le jour du désir d’autonomie d’une partie de la population. Les résultats du phénomène do-it-yourself, décrit plus tard, proviendront entre autre de cette publication, dont les principes de sélection des articles étaient au nombre de cinq : inévitablement utile ; propice à l’éducation ; de haute qualité ou de bas prix ; n’appartenant pas encore au savoir commun, et facilement transmissible. Un véritable savoir était relié et diffusé pour faire de ces individus en mal-de-société des « généralistes compétents indépendants », en agriculture mais aussi en construction.

Steve jobs, créateur de Apple, expliqua dans une conférence à l’université de Standford, ll’importance que ce catalogue a pu avoir : « Dans ma jeunesse, il y avait une publication incroyable intitulée Whole Earth Catalog, qui était une des bibles de ma génération… C’était un peu comme Google en format papier, 35 ans avant l’existence de Google. C’était une revue idéaliste débordant d’outils épatants et de notions géniales. ». Il citera même le message d’adieu inscrit sur la couverture arrière de l’édition 1974 du catalogue: « Stay hungry. Stay foolish. »

A cette presse alternative, pour toute personne désireuse de bâtir son utopie, il faut ajouter celle des Cookbook. Ces livres de cuisine étaient des manuels éducatifs qui proposaient un retour sur les expériences de leurs auteurs dans les communautés. Domebook, Zomebook, Guidebook, … Quoi qu’il en soit, par leur circulation et l’attrait qu’ils pouvaient signifier, ces ouvrages façonnèrent le visage architectural dans la contre-culture.

Finalement, le mouvement localisé hippie qui aurait pu n’avoir que des répercussions minimes, va naitre par les médias, alternatifs ou officiels, une vulgarisation entretenant la pratique d’une contre-culture. D’un phénomène micro-local va surgir un mouvement général, dont les premières communautés seront souvent, par leur réputation, des modèles, tant dans leur mode de fonctionnement que dans la morphologie architecturale.

Pierre de Pins

Paul Pascaud

Barthélémi Zha

 

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