TAYLOR CAMP, LA MAISON DU PARADIS

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En 1969, la guerre du Vietnam est le sujet principal dans l’actualité et dans la politique des Etats Unis. Nombreux sont les jeunes s’opposant à cette guerre faisant des milliers de victimes chaque année. Les manifestations pacifiques anti guerre sont de plus en plus nombreuses comme la plus importante le, 15 novembre 1969, ou plus de 250 000 hippies sont réunis à Washington pour protester contre le président Nixon. La société se divise autour de cette guerre et la communauté hippie se retrouve en marge de la partie restante de la population. Parmi ces hippies, certains vont aller plus loin que la simple manifestation et marche contre le pouvoir, certains vont fuir la ville, symbole de la société et du « American Way of Life » de l’époque, afin de reconstruire, à leur image, leur propre mode de vie.

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C’est le cas de 13 hippies qui en 1969 décident de fuir leur domicile pour aller vivre l’ultime fantaisie hippie à Hawaï. Ce groupe se retrouve ainsi à vadrouiller de plage en plage mais étant quand même aux Etats unis se retrouvent rapidement en prison. Howard Taylor, frère de l’actrice Élizabeth, est émue par l’histoire de ces 13 jeunes gens et décident alors de leur céder une partie de son ile pour que leur utopie prenne forme. Une baie idyllique, entourée par la forêt et vierge de toute infrastructure est à leur disposition, il ne reste plus qu’à tout créer.

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Le Taylor Camp prend alors forme et apparaît la maison du rêve, la cabane en bois au bord de la mer, non sans rappeler celle de Robinson Crusoé. L’auto-construction qu’exerce ces hippies est alors un moyen supplémentaire de s’émanciper d’avantage d’une société consumériste et industrialisée. Le producteur John Wehrheim, qui réalisa un film sur le Taylor Camp dit :

« Guided by the spirit of whimsical creativity, this “refugee camp” followed the aesthetic principle that drives the most humble builders: no form without function, a natural perfection, order without rules. »

Au fur et à mesure, la vie dans cette communauté s’organise, ces hommes vivent de l’agriculture et de la pèche et parfois de dons alimentaires dispensés par le trésor américain. Le climat de l’ile est propice à une vie « baba cool » et rudimentaire. Ils sont l’une des rares communautés à avoir pu pleinement vivre leur utopie pendant plusieurs années.

Pierre de Pins

Paul Pascaud

Barthélémi Zha

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