Exposition « Indiens des plaines »

Exposition « Indiens des plaines », de la collection du musée du Quai Branly :

 

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Répartition des réserves sur le territoire américain

Cette collection présente plus de 132 artistes des grandes plaines d’Amérique du Nord du début au 16ème siècle à aujourd’hui. Il était intéressant pour nous de rechercher une césure, des détails dans l’art ou dans la fabrication d’outils qui ai radicalement changés, qui aient évolués étant donné que certaines de ces oeuvres sont antérieures aux premiers contacts avec les européens.

La plus part de ces oeuvre témoigne néanmoins d’une relation profonde et dynamique avec la terre et le ciel, le monde naturel et l’univers spirituel.

Ces plaines s’étendent des provinces canadiennes de la Saskatchewan jusqu’au Texas et du bassin du Mississippi jusqu’aux montagnes rocheuses.

L’origine de ces peuples est diverse, elle regroupe des tribus semi-nomades vivant dans des tipis et d’autres sédentaires pratiquants la chasse, la pêche et l’agriculture.

Ce que nous avons relevé de plus marquant durant cette exposition, c’est l’évolution des représentations ainsi que celles des scènes qui figurent sur les objets conçus par les indiens. En effet, on remarque que les objets antérieurs aux premiers chocs culturels sont parfaitement explicable par le milieu, le contexte dans lequel s’établissaient les sociétés indigènes, comme des scènes de chasse mettant en scène des animaux locaux, des confrontations entre tribus voisines, des rituels tels que la danse du soleil ou encore des représentations du lien entre terre et ciel… Or, dès que l’on franchis le seuil du 16ème siècle, on se rend compte que ces représentations changent, elles montrent maintenant des scènes de guerre, des armes, elles montrent des chevaux, ces derniers ayant été introduits en Amérique par les espagnols, (phénomène ayant grandement favorisé le nomadisme de certaines tribus). Un élément assez marquant est l’hybridation culturelle que subissent ces oeuvres, sur certaines d’entre elles, on voit clairement un homme que l’on sait indien de par ses artefacts, brandissant une arme. Près de lui, on peut voir un autre homme un arc et des flèches à la main, ce qui montre bien l’intégration ponctuelle d’éléments étrangers dans le quotidien des indiens.

Nous avons également appris que les noms des tribus indiennes leur ont été attribués au fil des rencontres par des explorateurs et colonisateurs. Les indiens, eux, se désignaient sous d’autres noms qui signifiaient souvent « le peuple » ou « le peuple principal ». Aujourd’hui, maintenant que la diversité culturelle est mise en avant et les racines défendues, certains choisissent de reprendre leur nom indien, par exemple Lakota (=alliés) pour les Sioux, Anishinaabe (=peuple des origines) pour les Chippewas ou Absaroke (=enfants du grand oiseau) pour les Crows.

Nous pouvons brièvement décrire l’origine de certains noms de tribus relevés dans les ouvrages :

  • Les crows : Sioux du Montana, dont le véritable nom relatif à un oiseau à été déformé en « corbeau »
  • Les Blackfeet : Nom attribué par les Français qui les voyaient enduire la semelle de leurs mocassins de suie noire. Tribu des plaines du Nord de langue algonquine. Au Canada, ils sont appelés Blackfoot.
  • Les Lakotas : Tribu autochtone américaine du peuple Sioux formants un groupe de sept tribus : Les Brûlés, les Oglala, les Sans arc, les Hunkpapa, les Miniconjou, les Sihasapa et les Two Kettles.

Autre aspect intéressant de l’exposition, la mise en place d’une compilation d’extraits (cités dans la bibliographie) nommée « Stéréotypes » et réalisée par Michel Ciment.

L’indien est une figure centrale du western. Dans les années 20, sur 1600 westerns, plus de 150 proposent des personnages de Peaux-Rouges. De 1930 à 1950 va dominer le guerrier sauvage peinturluré, sanguinaire et souvent ivre. Cecil B. DeMille en présente par exemple une version archétype dans « Une aventure de Buffalo Bill » (1936). On dénote dans certains extraits, notamment dans « La captive aux yeux clairs » une tentative de réconciliation entre les blancs conquérants et les victimes d’un ethnocide au travers d’un amour improbable et romantique.

 

Laura Jacquot et Romane Delarue

 

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Représentation d’une cérémonie de Danse du soleil

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Scène d’affrontement entre deux tribus indiennes

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Scène d’affrontement entre des indiens et des « blancs »

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