DROP CITY, UNE AUTARCIE MITIGEE

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La communauté de Drop City est souvent considérée comme étant parvenue à établir un système de vie relativement viable en parallèle du système économique traditionnel en place à l’époque. Bien que le rejet de l’ American Way of Life passe par une recherche d’autonomie en marge de la société, Drop City était paradoxalement très en lien avec celle-ci au travers des médias. Bien que l’image de la communauté soit liée à une architecture vernaculaire isolée sur le territoire, une vision révolutionnaire à été relayée par les médias.

Très en lien avec les moyens techniques de leur époque, les droppers (habitants de Drop City) ont tenté au travers de leur expérience de vie d’exploiter ces nouvelles opportunités d’expression. C’est avec cette démarche que Drop City a été pensée comme une greffe sur le paysage, une sorte de sculpture environnementale à grande échelle.

Les témoignages des droppers montrent que ces derniers se qualifiaient eux mêmes comme étant « une communauté d’artiste qui innovait non seulement dans le domaine de la construction mais également dans une approche multimédia de l’art ».

Les deux s’avèrent être fortement liés : les dômes n’étant pas seulement conçus comme une forme inhabituelle d’architecture vernaculaire, mais également comme des entités d’un projet multimédia.

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Isolé par 6km de la ville de Trinidad (Colorado), le territoire occupé par Drop City, permet par sa situation géographique d’offrir, une liberté totale dans l’organisation spatiale et la conception de l’habitat. Ces recherches se sont tournées vers la réappropriation d’une architecture. Aucun règlement d’urbanisme n’a été mis en place. L’agencement de la communauté témoigne surtout d’une volonté de tirer parti du terrain et notamment des ressources agricoles.

Le plan de Drop City montre une organisation simple offrant un espace communautaire important et des structures plus ponctuelles et intimes. L’utilisation de dômes géodésiques permet aux usagers de disposer d’espaces généreux et très ouverts sur l’extérieur.

Au travers des constructions, la contreculture trouve un moyen d’expression et s’en sert pour afficher une identité forte. Les dômes sont éparpillés sur le sites mais montre tous clairement des différences singulières dans leurs usages, leurs formes (assemblages de dômes notamment), leur finitions.

La communauté de Drop City est sans doute celle qui a eu le plus d’impact dans le milieu de la contreculture, notamment en terme de médiatisation. Paradoxalement l’exemple phare, en terme d’expériences de contreculture, est également parmi les plus proches d’une ville et sujet à une médiatisation très importante. 

Pierre de Pins

Paul Pascaud

Barthélémi Zha

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