La banlieue, un parc habité ?

L’accélération du développement des banlieues américaines, à la fin de la seconde guerre mondiale, doit beaucoup à la pénurie de logement qui caractérise cette époque mais aussi aux deux innovations majeures : l’automobile et l’électricité. La ville va très vite s’étendre au delà de ses limites.

Image

Cet étalement urbain correspond à un certain idéal de « l’American way of Life » : une voiture synonyme de liberté et une maison au milieu de la nature. Les habitants s’y sentent en sécurité, rassuré d’être entre soi. La banlieue serait un espace composé de pavillons individuels entourés de jardins, presque comme une bulle protégeant ses résidents de la pollution, du trafic, du bruit, de la foule. Et permettant à de nombreuses personnes d’accéder à la propriété. Un lieu fonctionnel économiquement et socialement ?

Architectes, élus et résidents tenteront de préserver ces espaces en concevant des aménagements, des règlements d’urbanisme et de police où l’objectif serait de maintenir à l’écart les non-résidents (des associations de voisinages se créent mettant en place des surveillances de quartier).

Dans les années 70, l’apparition de nouvelles formes de lotissements Master Planned Communities marque une nouvelle étape dans le processus de cloisonnement de la banlieue, allant 40 à 200 km2 : des équipements publics sont partagés par les habitants ainsi que des espaces de plein air. Le lotissement tend à se renfermer sur lui-même et s’isole du reste des territoires périurbains.

Image

Dix ans plus tard, les gated communities apparaissent, des espaces périurbain aménagés de façon encore plus extrême : installation de clôtures, barrières, murs d’enceinte, contrôle des entrées etc. Au cœur de cet espace, les habitants doivent respecter des consignes, les activités publiques sont encadrées par un gouvernement privé. Comme par exemple entretenir son jardin, pas de parkings extérieurs … L’espace privatisé serait alors mieux respecté par les habitants.

La banlieue serait comme une fusion entre la campagne et la ville, créer pour repenser l’habitat de l’homme, la maison mais aussi l’organisation des ses habitations en communautés et en accord avec l’environnement naturel.

 

Eva-Marie Daniel Lacombe

Annabelle Hucault

Iris Kolivanoff

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s