Tennessee Valley : MEN VS WILD ?

 

Avant le processus d’industrialisation, les œuvres de l’homme baignaient au sein de la nature, elles étaient comme un prolongement du monde naturel, elles s’y fondaient tout en la respectant.

Aujourd’hui le processus semble s’être inversé.

Antoine Picon (architecte et historien) parle des villes d’Europe en évoquant une « nature circonscrite », comme enfermée à l’intérieur des dispositifs mis en place par l’homme. Ceci peut être vue à l’échelle de toute la planète lorsqu’il y a naissance d’une urbanisation, et notamment de nouvelles villes industrielles. Si nous regardons la Silicon Valley, il est important de constater que la « valley » est passée en moins d’un siècle d’une région arboricole fruitière importante, à une ville de technologie de pointe des plus importantes du territoire américain.

Aujourd’hui on peut dire que la ville fait le paysage, qu’elle le devient. On assiste aujourd’hui à un brouillage des frontières entre ville et territoire : la ville devient-elle à elle seule le territoire ? Le territoire devient-il ville ? Ce que l’on peut constater, c’est que la ville absorbe la campagne d’une manière fulgurante, la densité urbaine s’étend de plus en plus et créé un enfermement dans la ville, dans l’urbain, dans l’industrialisation, dans la création de l’homme.

Dans la vallée du Tennessee la TVA prend la contrôle sur la nature au travers les barrages qui dominent et maitrisent l’eau mais aussi les cultures en utilisant des engrais.RTEmagicP_TVA_Results_of_Fertilizer_txdam36730_77fed2

En créant ces lieux industriels, la TVA amorce l’apparition d’une urbanité autour de ces dispositifs engendrant l’arrivée d’une population ouvrière et mettant en avant l’utilisation du préfabriqué et de la densité des nouvelles villes.

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Depuis la révolution industrielle la question de la densité est mise en avant.

Le territoire du vide, celui de l’entre-deux existe-il encore ?

L’homme ne laisse plus beaucoup de place à la nature pour faire ses droits, il la manipule, la domine et la maitrise. Le territoire du vide entre les villes n’est plus un vide naturel, il est contrôlé par l’homme et pour l’homme. Ces entre-deux deviennent des territoires de consommation, d’industrialisation, de circulation aussi, avec le fort développent des chemins de fer, afin de répondre aux envies de l’homme. La densité du territoire est apparut là où elle n’était pas, la colonisation de la nature, sa maitrise est partout sans même qu’on s’en aperçoivent par des processus industriels qui la contrôlent et qui deviennent pittoresque. L’étalement urbain et industriel est évidement dans la vallée du Tennessee après l’arrivée de la TVA.

 

La nature est sans cesse mis en scène, transformé, mis en chantier, afin de la contrôler.

Sans doute une des plus « probante » mise en scène de la nature au USA est la création d’un nombre considérable de parcs dans les villes du pays.

Prenons l’exemple de Central Park, 341 hectares d’espace vert dit « naturel » en pleins centre de Manhattan. Cela est le résultat d’un immense travail paysager qui a demandé treize ans de construction et qui nécessite aujourd’hui un entretien permanent. Tout est artificiel, créé, façonné par l’homme.

Central Park pourrait être aujourd’hui définit comme un monument de nature hautement urbain.

N’est-il pas devenu quelques chose de pittoresque, même si il est pourtant loin des jardins anglais du 18ème siècle mais dans son aspect originale, séduisant, dans ses reliefs et ses couleurs mais aussi dans son image qu’il renvoi : il attire, il fascine, ne peut-on pas le définir comme l’image du pittoresque que l’on peut avoir aujourd’hui ?

Au même titre que les parcs des USA, l’abondance des barrages dans la Tennessee Valley, tout en cherchant à contrôler la nature et ici notamment l’eau, à la réguler, à s’en servir, transforment cette nature et mettent en scène la rivière du Tennessee. Ces barrages ne deviennent-ils pas à leur tour des objet entièrement pittoresque par leurs formes, leurs grandeurs, leurs ampleurs sur la rivière et dû à l’attraction qu’ils sont devenue pour la population sur le territoire américains. Les gens se déplacent, viennent les voir, les admirer comme des objet fascinant, attractif… ne deviennent-il pas malgré eux pittoresque voir même une expérience du land-art dans l’immensité qu’ils créent dans le paysage et l’admiration qu’ils renvoie !

 

 

Marie CHATIN

Jordi ROSAS

Juliette SAEZ

 

 

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