La naissance du jazz en Louisianne et sa conquete des Etats-Unis.

  • Naissance d’une ville, berceau du jazz

Le bord du Mississippi constituait un site idéal à la construction d’une ville. Le fleuve était bordé de terres fertiles et toutes les conditions étaient réunies pour créer un grand port. Mais fonder une ville n’est pas chose facile. C’est en 1718 que Jean-Baptiste le Moyne de Bienville fonde la Nouvelle-Orléans, une modeste capitale promise néanmoins à un grand destin.

Considérée comme le berceau du jazz, elle est faite de rues perpendiculaires tracées au cordeau, un vaste quadrilatère noyé au cœur d’une foret dense et marécageuse.   Les plantations environnantes requièrent une main d’oeuvre robuste et adaptée. Coton, canne à sucre, tabac et bien d’autre cultures s’étendent dans la région meme si la culture de la canne à sucre prendra d’avantage d’importance. A la moitié du XVIIIèmle siècle, sur les 9000 habitants que compte la Louisianne, 3000 sont noirs et esclaves pour la plupart.

En 1762, la Louisianne tombe aux mains des espagnols et le pays demeure latin et catholique. C’est l’hétérogénité des cultures et des influences qui fait déjà de la Nouvelle-Orléans une extraordinaire spécificité. De plus en 1812, l’américanistion de la Nouvelle-Orléans franchit un pas décisif avec l’entrée de la Louisianne dans l’union. Cela participera sans aucun doute à la conquete de l’Amérique par le jazz. Très vite, l’irruption de nouveaux immigrés fait de la Nouvelle-Orléans en 1840 avec 100000 habitants la seule vraie ville  du sud.

Le jazz, en cette deuxième moitié du XIXème siècle, prépare son entrée dans le monde. Déjà, au travers de la ville et de ses castes, un mouvement vaste mais inexorable est en train de se produire, constituant peu à peu les éléments d’une musique qui s’identifiera avec la ville. Cette éclosion musicale tire indéniablement ses sources de la vie des habitants de cette ville, de son quotidien.

De meme, la naissance du jazz est due aux mélanges des cultures et des traditions qui bouillonnent à la Nouvelle-Orléans. (traditions africaines, culte vaudou…) Par exemple, l’influence des rites et des conjurations vaudou se ressentent dans la musique jazz. C’est le cas du blues de Muddy Waters : « I’m going down to Louisiana, to get  mojo hand ».

Tout commence sur les terrains vagues au Nord Ouest de la ville que l’on avaient baptisé les Plaines du Congo. Une fois le dimanche venu c’est à la danse que les Noirs s’adonnaient au sons des tambours les plus divers. Et dès le début du XIXème siècle, ces cérémonies sauvages et fascinantes se déroulèrent ponctuellement en ce lieu que l’on rebaptisé le Congo Square. Ainsi, la concentration des noirs à Congo Square offrait le double avantage de leur abandonner un nécéssaire exutoire tout en facilitant leur surveillance. C’est l’un des tambours employés, fait à base de bambou qui donna son nom à l’ensemble de ces danses : La bamboula.

Avec la modification de l’urbanisme néo-orléanais et la division de Congo Square en lots, Congo Square disparu. Les premiers dancing noirs ouvraient, l’émigration des populations de couleurs prenait son départ vers le nord, la musique allait changer de forme.

Carte de la Nouvelle Orléans réalisée en 1748.

 

Emma Bruneau Fanny Benguigui Léa Ganteil

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